Bonjour,

J'ai commencé à travailler sur la migration Exchange 2003 vers 2010, mais comme ce n'est pas prêt, je vais aborder aujourd'hui le cas de la gestion des licences Microsoft.

 

Pour éviter de se retrouver hors la loi (surtout dans le cas d’une installation professionnelle), les petites choses suivantes sont à savoir :

Les CAL :

Une CAL est une licence d’accès client (CAL en anglais). C’est une façon de payer en fonction du nombre d’utilisateurs/ordinateurs accédant au service.

Cette CAL n’exonère évidemment pas d’acheter le logiciel. Mais si on n’achète que le logiciel, on n’a pas le droit de l’utiliser en fait.

  • Une CAL utilisateur est nécessaire pour chaque utilisateur pouvant accéder au service.

  • Une CAL ordinateur est nécessaire pour chaque périphérique (ordinateur, smartphone …) pouvant accéder au serveur

Exemple : si 100 utilisateurs peuvent se connecter à un serveur TSE (même si seulement 40 ont besoin de le faire), alors il vous faut 100 CAL utilisateurs d’accès TSE. Dans ce cas, pour éviter de payer les 100 CAL, penser à bien définir les membres du groupe « utilisateur de bureau à distance ».

Il est nécessaire d’acheter une licence logicielle Microsoft Exchange par serveur sur lequel le produit est installé. Si on configure deux serveurs avec Exchange -un nominatif et un de secours- il faut deux licences Exchange.

Le cas Sharepoint :

Coté serveur :

  • Une licence Windows Serveur 2008R2 (ou autre)
  • Une licence Microsoft Sharepoint
  • Une licence Microsoft SQL Serveur 2008 (Sharepoint s’appuie sur SQL Serveur pour fonctionner)

Côté client :

  • Une licence Windows 7 professionnel (ou autre)
  • Une CAL utilisateur SQL Serveur 2008 (on va bien se connecter à la base SQL Serveur !!)
  • Une CAL utilisateur Sharepoint

Sharepoint coute donc environ 500€ par poste utilisateur qui y accède (que les CAL)

Les licences OEM :

Une licence OEM est rattachée au matériel avec lequel elle est vendue. Il n’est pas légal de s’affranchir de la contrainte matérielle. La portabilité de la licence quand vous jetez votre vieil ordinateur pour vous en acheter un neuf n’est pas autorisée.

Machines virtuelles et machines physiques :

Microsoft permet l’installation de son système d’exploitation sur un nombre défini de machines virtuelles en fonction de la licence Windows sur le serveur émulant la machine virtuelle.

Concrètement, cela veut dire que si vous voulez bénéficier des offres ci-dessous, il faut obligatoirement que votre serveur hébergeant la machine virtuelle fasse fonctionner Hyper-V.

  • Avec cela, pour une licence Standard, il est possible d’utiliser la même licence pour 1 machine virtuelle,
  • Pour une licence Entreprise, il est possible d’utiliser la même licence pour 4 machines virtuelles,
  • Pour une licence Datacenter, il est possible d’utiliser la même licence pour un nombre illimité de machines virtuelles.

Concrètement, cela veut dire que si vous n’utilisez pas Hyper-V, il vous faut une licence par machine virtuelle.